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vendredi 22 août 2008

Vacaaaances ...

... c'est déjà fini ...

Enfin, ça continue, mais à la maison ... et les vacances à la maison, c'est pas pareil.

En attendant, la Bretagne, c'est BIEN. D'accord, d'accord, les puristes diront que St Nazaire c'est pas la Bretagne, mais en même temps c'est pas la Vendée non plus (demandez aux Vendéens), alors c'est où hein ? Alors en tant que Bretonne (vraie de vraie hein, du genre dégénérée issue de consanguins du Finistère, s'il vous plaît), j'ai tranché, là.

Et pour les moqueurs qui disent qu'en Bretagne, il pleut que deux fois dans l'année, du 1er janvier au 31 août, et du 1er septembre au 31 décembre, je proteste : on a eu 4 jours de temps superbe. Avec un vent à décorner les boeufs, j'en conviens, mais j'avais comme un peu zappé qu'on venait pile au moment des grandes marées ... en attendant, le vent chasse les nuages, et certes on se les gèle, mais avec un peu de soleil et quand on est habitué à se baigner dans l'Eure qui plafonne à 15°, même pas peur.

On a donc fait les touristes pendant 4 jours : visites touristiques, achats touristiques, restos touristiques, marchés touristiques, baignades touristiques. On s'est même fait avoir comme des bleus sur les prix du sel de Guérande et la vitesse de montée de la marée. On a fait ça bien, quoi.
Et puis j'ai fêté mon quart de siècle dans la jolie maison de mon enfance, et ça aussi c'était BIEN.
J'ai aussi fait un plein de courses à 60€ et un plein à 1,25€ le litre de gasoil, rien à dire, j'aime les vacances, j'aime la province, c'est quand qu'on se barre de cette p***** de région parisienne de m**** où tout est hors de prix, hein ?

Puis hier, on est rentrés chargés comme des ânes. Maman a dit : "la maison va être vendue, alors tu prends tout ce que tu veux", autant dire que je me suis pas fait prier, et que j'ai réussi à caser dans la coffre, outre notre quantité démentielle de bagages pour seulement 4 jours de vacances :
- 2 petits tabourets en formica trop moches mais increvables et incassables
- 3 chaises longues dans un état douteux qui tiennent par l'opération du Saint Esprit et d'une bobine de fil à linge
- 2 fauteuils en rotin bouffés par les vrillettes
- le vélo de Papa pour ma la péter grave sur un vélo qui a trop la classe
- un panier en osier pour aller faire le marché comme les petites mamies
- une cinquantaine de romans policiers qui moisissaient dans le garage
- une demie tonne de draps, torchons et serviettes de toilette
- tout un tas de babioles encore en vrac dans un sac en attendant de leur trouver une place plus appropriée.

Puis hier, on est rentrés sous la pluie. 400km sous une pluie battante. Rhââ. Seul bon point : personne ne saura que les mouettes ont passé 4 jours à s'acharner sur ma voiture. Mais rhâââ quand même quoi.

Aujourd'hui, c'est toujours les vacances, mais avec un air de tous les jours. Même que ça commence par une visite chez le véto pour chaton atteint de coryza chronique et victime d'une attaque d'aoutats pendant notre absence. On avait pas plombé notre budget vacances, bah là c'est fait !

mercredi 13 août 2008

Je hais mon mec ...

... quand il traverse le village en klaxonnant pour me prévenir qu'il est rentré et qu'il aimerait bien que je fasse de même, où que je sois là maintenant tout de suite (j'aurais mieux fait de me taire le jour où je lui ai dit que je trouvais que le son du klaxon de sa jolie Vespa rouge était super fun ...)

... quand il jette ma Lilith à travers la pièce juste sous prétexte qu'elle a voulu goûter au magret de canard (pauvre chatoune, punie pour avoir bon goût ...)

... quand il ramène son grand copain M. à la maison alors que je suis déjà couchée et que je retrouve ledit M. raide bourré le lendemain matin dans mon canapé (sauf qu'à chaque fois, je suis assez bête pour lui offrir un café et un Aspégic au réveil, à M. ...)

... quand il rote à table pendant un repas de famille (ma petite cousine de 17 ans et moi-même avons une très mauvaise influence sur lui ...)

... quand il n'écoute pas ce que je lui dis mais que si sa mère lui dit exactement la même chose, au mot près, il obéit docilement (là par contre je lui trouve pas d'excuse ... sauf à dire que je l'ai mal dressé ?! ...)

... quand il est têtu comme un âne bâté d'à moitié de Breton à moitié con (sur ce, en tant qu'Anne à moitié bretonne à moitié conne, je vais me cacher ...)

... quand il joue les mecs adorables en face de mes copines, qu'il discute avec elles, et fait comme s'il était super content de les voir, mais que sitôt rentré à la maison il dit du mal d'elles, m'explique qu'il suffit qu'elles ouvrent la bouche pour qu'il aie envie de les tarter, et tente de me démontrer par A+B qu'elles sont idiotes ... par contre, elle, là, que j'aime pas, elle est vraiment super cool, pas comme les autres quoi ... (sur ce coup là, je le hais vraiment ...)

mardi 12 août 2008

Les tests culinaires de Chou

Après une période de tests avec la machine à pain, absolument non concluante (y'a un moment où quand tu loupes un pain sur deux, ça commence à bien faire hein), Chou s'est attaqué à d'autres recettes à améliorer et personnaliser, à d'autres machines à pousser au bout de leurs limites.

Du coup depuis quelque temps, c'est cakes et yaourts.

Cakes avec la recette de Belle-Maman (tu penses bien, la recette de ma mère ne lui arrive même pas à la cheville), améliorée et modifiée par les soins de Chou, avec plus ou moins de succès. Genre le cake aux olives, génial (après 2h30 de rinçage des olives, y'avait plutôt intérêt remarque) ; le cake chèvre-courgettes, cata absolue (le chèvre dégage une odeur de vieux camembert mûri au soleil, les courgettes ont dégorgé un truc de malade, résultat c'est pas un cake, c'est de la bouillie puante). Mais Chou ne se décourage pas, et on mangera du cake jusqu'à détester ça à jamais !

Yaourts à la yaourtière. D'abord nature, puis Bulgares, puis aux fruits ratés (au lieu d'attendre le lendemain et de les faire au lait entier comme d'habitude, on s'est dit qu'avec du lait demi-écrémé ça irait très bien, résultat on a fait du Yop, bon c'est bien quand même hein !), puis sur lit de fruits pas ratés, puis sucrés ... enfin, derniers tests en date, parfumés aux huiles essentielles : mandarine, lavande ... Et là, yââârk, méfiance : les huiles essentielles, c'est traître, rapport à la différence de densité entre le yaourt et les huiles (oui j'ai fait S moi Mâdâme, et y'a encore quelques séquelles), qui fait que les H.E. coulent au fond, et que résultat si tu doses pas bien yaourt par yaourt et pas directement dans la mixture de base, tu te retrouves avec 6 yaourts nature sucrés et un 100% H.E. immangeable. Bilan, raté. La prochaine fois Chou-le-chimiste-qui-a-oublié-les-lois-élémentaires fera gaffe.

Mais qu'on se rassure, Chou trouve que les yaourts c'est plus très amusant de toutes façons, et expérimente maintenant la cuisine exotique à faire à la maison avec les moyens du bord. Merci Belle-Maman de lui avoir ramené ce super bouquin pour Mac Gyver culinaire, non seulement ses plats ne ressemblent à rien, mais en plus c'est vraiment dégueu.

vendredi 8 août 2008

08/08/08

J'aime les dates symboliques. J'aime les dates tout court d'ailleurs, j'ai une mémoire extraordinaire pour ça, mais quand elles sont jolies, ou qu'elles ont un sens pour moi, je les aime encore plus.

Alors ce 8 août 2008, tout comme le 7 juillet 2007, le 6 juin 2006, etc ... je l'aime. Un peu moins que les autres peut-être à cause de l'ouverture des JO en Chine, même si je trouve ça super classe d'avoir choisi le 08/08/2008 à 20h08 pour commencer la cérémonie d'ouverture.

Je ne sais pas bien pourquoi ni comment m'est venu ce goût pour les dates, mais depuis pas mal de temps déjà, je scrute les dates d'anniversaire de mes amis, je guette la naissance des petits cousins et cousines en espérant qu'ils aient une chouette date de naissance, et je trouve toujours des trucs complètement déments.

- J'ai trois cousines qui sont nées en 1991 : la première le 11 juin, la deuxième le 11 juillet, la troisième le 11 septembre.
- Le fils aîné de ma cousine est né un 6 mai (06/05). Ses frères ont loupé leur coup, on les attendait le 8 juillet pour le parallèle de la date avec leur aîné (08/07) ... ils sont arrivés le 9. D'ailleurs, le 9 juillet, c'était déjà l'anniversaire de ma soeur et d'une de mes tantes !
- Ma mère est née le 1er novembre. J'ai rencontré Chou un 1er novembre.
- Un de mes petits cousins, le petit fils de la plus musicienne de mes tantes, est né le jour de la fête de la musique.
- Yiise est la parfaite jumelle de mon abruti de cousin, nés tous les deux le 11 avril 1984. Le 11 avril est aussi la date de naissance de ma première chatoune d'amour, Shashka. Et c'est Yiise qui m'a donné ma 2ème chatoune d'amour !
- D'ailleurs si on continue sur les chats, Shahska est née un 11 avril, Peyotl un 11 juin, Raymonde la fille de Peyotl un 11 mai. Y'a que ma Lilith qui a faussé les statistiques en naissant un 14 mars ... jour de l'anniversaire de mon père.
- En ratissant un peu plus large, autrement dit en ne prenant en compte que les années et non les jours et mois de naissance, j'ai remarqué une autre chose surprenante. Les parents de Chou sont nés en 1949 pour lui, 1953 pour elle. Mon oncle est né en 1950 et ma tante en 1954. Leurs trois enfants respectifs sont nés à chacun dix ans d'intervalle : la soeur aînée de Chou en 1974 et mon cousin crétin en 1984, Chou en 1977 et mon autre cousin en 1987, la petite soeur de Chou en 1981 et ma cousine en 1991.

Et j'en passe ...

Une de mes tantes se rajeunit de deux ans, uniquement pour pouvoir dire qu'elle est née le 04/04/44. J'aimerais bien faire la même, version trois ans de plus ... juste pour fêter mes 28 ans le 20/08/2008 ! Remarque, passer le quart de siècle à une si jolie date, ça me va aussi hein !

lundi 4 août 2008

Chou et moi on est dingues (épisode 2)

Ca faisait pas loin d'un an que tous les samedis en allant faire mes courses, je passais devant une grande maison, avec un énooorme panneau "A vendre" cloué sur la porte du garage. Et ça faisait quelques mois que je me disais que cette maison, fallait vraiment que j'appelle pour la visiter, parce qu'elle avait l'air vraiment trop bien, sauf que bon, si ça faisait un an qu'elle était à vendre, devait quand même y avoir un souci de taille.

Et finalement, un jour, il y a un peu plus de deux mois de ça, j'ai appellé. Et j'ai compris. D'après l'agent immobilier : "la maison a un énoooooorme potentiel". Là, je dis "aïe, aïe, aïe", ça sent les travaux interminables à plein nez. Du coup j'insiste, genre explique-moi un peu mieux la situation mon coco, et le prix tiens tant qu'on y est. Déjà, le mec, il est en voiture, et le prix il sait pas, il l'a pas beaucoup faite visiter, et il a pas le dossier sous le nez (oui j'imagine bien), mais il répète que la maison a un énorme potentiel. Merci, j'avais compris.
Du coup, je prends mon volant à deux mains, et je file voir par moi-même, puisque le monsieur il est pas capable de me dire et qu'il me rappellera que demain pour me donner toutes les infos dont j'ai besoin. Et là, j'ai compris (une fois de plus). Le potentiel, c'est l'étage, avec la toiture refaite à neuf, remarquez c'est déjà pas mal, au moins la maison prend pas l'eau, et par ici c'est un critère non négligeable, vous pouvez me croire. Mais pour le reste ... déjà, zéro isolation moderne, placo mon ami et double vitrage power, niet, nada, que dalle. Ah si, deux fenêtres ont été changées, quand même. Ensuite l'intérieur : aperçu à travers les vitres crado (ça fait longtemps qu'elle a pas dû être habitée cette maison ...), de la tomette partout au sol. J'aime beaucoup la tomette, c'est très joli, on voit pas la crasse dessus, mais la tomette ça se déforme avec le temps, et de toute évidence, du temps, y'en a pas mal qui a dû passer depuis la pose de ladite tomette vu la tronche qu'elle tire la pauvrette. Au fond de ce qui ressemble à la pièce principale, un escalier totalement dément, mais dans un état euh ... dément mais pas franchement dans le bon sens du terme. Vu d'ici, les normes ISO je sais pas combien en matière de plomberie et d'électricité, on peut aussi se les mettre derrière l'oreille. Et surprise, en regardant dans un interstice de la porte du garage ... l'étage n'est pas fermé, il manque un morceau de mur en haut, genre un pas de trop et zblarf tu te retrouves un étage plus bas, aïe. Sur le côté, un jardin dément, mais qui n'appartient sûrement pas à la maison vu son entretien plus que nickel, et de là où je suis, impossible de voir s'il y a un espace extérieur. Ca promet.
Du coup, contre-visite de l'extérieur avec Chou le soir même, Chou soit dit en passant, encore plus emballé que moi malgré l'immensité des travaux à entreprendre. Puis revisite quelques jours plus tard, en vrai, mais sans Chou rapport que le mercredi en plein milieu de l'aprèm, il bosse, lui ... Et à peine arrivée, le couperet tombe ... le prix ... ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!! Ne pas partir en courant, ne pas partir en courant ... Sérieux, y'a des grands malades sur terre ... la maison, c'est une ruine, y'a rien au normes, pas de salle de bain digne de ce nom, un terrain minuscule, des pans de murs manquants, zéro isolation ... tout ça pour 280 000 euros, rien que ça. Oui mais non quoi. Je ne regrette pas la visite, parce qu'en dehors de tous ses défauts, la maison était tout simplement démente, mais je doute que qui que ce soit achète un jour cette chose ... D'ailleurs, l'agent immobilier a eu beau me soutenir qu'il avait des acquéreurs, le panneau "A vendre" est toujours en bonne place sur la façade, même qu'ils en ont rajouté un deuxième de l'autre côté ...

Quant à moi, pas découragée par le peu de biens décents sur le marché ces temps-ci, j'ai continué mes visites, de maisons un peu moins exceptionnelles, mais plus dans mon budget ... mais je suis décidément irrécupérable, et malgré la grosse claque prise dans la première maison, j'aime toujours autant le concept de fantasme ...
... to be continued.

jeudi 26 juin 2008

Voilà l'été-é-é !

La plupart des filles, quand on leur dit "été", pensent "soldes d'été" et "bronzette au bord de la mer".
C'est dans ces moment là que je me dis que je dois pas être une fille, qu'il y a eu une erreur de conception, je sais pas, mais moi quand on me dit "été", je pense "travaux". Oui parce que moi Madame, je ne vis pas dans un pays où on peut se permettre de se lancer dans la déco de sa maison à n'importe quelle époque de l'année, rapport au froid, à la pluie, et à mes petits chatons jolis que je ne peux me permettre de mettre dehors par n'importe quel temps, je suis pas un monstre.

Bon d'accord, j'avoue, j'ai aussi pensé un peu "soldes", mais c'est déjà fait depuis longtemps, merci La Redoute et 3 Suisses qui font des siouper soldes avant l'heure. J'ai aussi pensé "fini le teint de bidet", mais vu qu'on a eu un temps sublime depuis début mai et que je passe beaucoup de temps dehors, même pas besoin d'aller à la mer pour avoir un joli teint hâlé (et des petits boutons sur le museau, merci), et d'ailleurs, la mer, j'y suis allée, mais j'ai tout juste trempé mes orteils, manque de chance il faisait pas si beau que ça ...

Il est donc largement temps de me lancer dans mes travaux d'été.
Commencés, d'ailleurs, il y a 15 jours, par un grand rangement du cellier et de la pièce à côté qui sert à rien ah mais si une fois rangée elle est carrément top en fait, avec ma coupine l'Elise et ses allergies. Et par l'aménagement de la grange en vue des longues nuits d'été, avec un bar qui va bien et un nouveau sol en graviers qui nous changera de la terre poussiéreuse crado ingérable.
Ma nouvelle mission : attaquer la peinture des plafonds (non faits l'an dernier, trop la flemme), du salon (quand on aura réussi à se mettre d'accord sur la couleur avec Chou, ce qui est loin d'être gagné, croyez moi), et si motivation suffisamment importante il y a, de l'escalier et du couloir de l'étage vraiment vraiment trop trop cracra (traces de doigts powa).

Voici, en attendant, un aperçu des travaux réalisés l'an dernier par moi-même et myself, même que je suis super fière de moi sur ce coup là. Pour l'avant/après, c'est pas compliqué, avant, TOUT était blanc sale, c'était moche, triste, déprimant, là.


Maintenant les meubles blancs se détachent bien, les murs cannelle donnent un style rustique qui va super bien avec l'ambiance de la maison et de ses vieilles pierres, les touches de vert anis amènent un peu de modernité et de couleur et (summum de la classe) font un lien entre chaque pièce vu que c'est la seule couleur commune à tout le rez de chaussée, le peu de blanc qu'on a laissé attire la lumière. Je voudrais pas me lancer des fleurs, mais perso, je trouve que ça pète. Après, on aime ou on aime pas hein ... moi j'adooooore !

samedi 14 juin 2008

Accro

Soigner le mal par le mal, telle pourrait être ma devise.

Du genre, l'accro à la télé et aux séries débiles que je suis vient d'investir dans la TNT. Ou comment nourrir le vice à grands coups de séries pour ados sur NRJ12 et W9, séries vieillottes sur TMC (ça m'avait manquéééé !!), émissions vice-cerveau etc etc etc ... Non mais bon, pas que, hein. A partir de maintenant, Chou n'entendra plus jamais mes jérémiades à 20h50 quand sur France 2 ou France 3 ils présentent les programmes sur France Télévisions et qu'il y a toujours un truc complètement dément sur France 4 ou France 5 alors que sur les chaînes hertziennes y'a encore que d'la merde, on ne chouignera plus jamais parce qu'on rate encore un épisode des Simpsons même si on les a tous vus au moins 50 fois, par contre on a pas fini de se battre pour savoir ce qu'on va regarder !!!
Par contre, c'est abusé, y'a pas MTV sur la TNT ! Comment je vais pouvoir regarder Parental Control, Dismissed, Laguna Beach, Les stars pètent les plombs, et autres conneries du genre, sans compter toutes les nouvelles émissions que je connais pas et qui sont forcément trop nulles donc trop bien ... hein ? C'est quand que je pourrai enfin avoir la télé par Internet ???

Et dire que j'ai vécu 15 ans sans télé ... pfff ...

jeudi 15 mai 2008

Catwoman

Les chats et moi, une grande histoire d'amour !

Tout a commencé avec Chaussette, une petite chatte rousse qui appartenait aux voisins de ma tante. Sauvage comme pas permis, mais tellement adorable ! Et puis la voisine a déménagé ...

Ensuite, il y a eu Elfie chez ma cousine, rapidement rebaptisée Elfi (oops !). Un chat énoooorme, à moitié sauvage aussi sauf quand il s'agissait de bouffer, là il devenait encore plus câlin que le plus dépendant des chats d'appartements de mamie ! Et puis un jour il a disparu, la faute à son trop grand amour des poules du voisin sûrement ...

Puis, rencontre avec Réglisse, chez ma tante. Bête Noire n°1, une adorable furie, qui a envoyé se faire écrabouiller sur la D11 Miramar (poids de croisière, 12kg) et Kid (qui répondait aux "Kidouuuuu mon chaaaaaat !" qu'on lui lançait en voiture par des Miaaaaaaaaa déchirants, huhu). Puis Moumousse est arrivée, 1ère ptite tricolore super câline et un peu secouée, très vite adoptée par Bête Noire n°1, manque de bol, c'est sur elle que la leucose s'est abbatue. Les boules.

Puis à 19 ans, j'ai enfin pu avoir mon premier chat : Chopin. Même pas à me prendre la tête pour lui trouver un nom original, il était livré avec, et comme par hasard, il s'avère que Chopin est en plus le compositeur préféré de ma mère (si on pouvait être fan d'un compositeur classique, ma mère serait la fan n°1 de Chopin, du genre groupie qui hurle et tombe en pâmoison au moindre clignement de cils de la star). Chopin, le chat le plus possessif du monde : il détestait tout le monde, sauf moi. Et quand, en déménageant, je l'ai forcé à se sociabiliser, puis lui ai imposé un Chou très envahissant, il s'est carapaté vite fait. Saloperie de chat.

L'une des causes de la fuite de Chopin, le Tem chat, Téméraire de son vrai nom, ramassé dans une décharge à 2 mois tout maigrelet, et qui aujourd'hui, à 4 ans, pèse facile ses 7kg, bon chat. Le chat pas doué par excellence : du genre à se faire une entorse à 3 mois en tombant d'un petit tabouret, à s'éventrer à 6 mois (la veille de Noël, tant qu'à faire) en voulant suivre mon grand Chopin athlétique par dessus un grillage de barbelés, à marcher sur une guêpe puis sur 3 pattes (forcément, avec un coussinet aussi gros que ladite patte, c'est pas simple) à même pas un an. Le chat qui fait le mieux le regard de dépressif genre "je veux mourir", et aussi et surtout le chat le plus sociable du monde, qui accepte les chatons sautillants en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, qui s'en occupe quand ils posent pour la première fois leurs petites pattes dehors, qui les surveille et les défend comme un vrai papa chat au top du top !

Et donc, Shashka, la Bête Noire n°2 est arrivée. Adoptée instantanément par l'adorable Tem chat. La Shashka, c'est la pétasse par excellence ... enfin, la chatte quoi. La pétasse, pas dans le sens négatif du terme, mais juste ... elle est belle, elle le sait, et elle se la pète grave. Toujours élégante, digne (sauf quand elle se roule de bonheur dans le caniveau, mais ça c'est encore autre chose, et puis on ne peut pas toujours être parfaite, n'est-ce pas ?), très fière ... mais tellement adorable ! Et intelligente avec ça. Comment ça, c'est MA chatoune d'amour et je suis pas du tout objective. Attendez, une chatte que l'on peut laisser seule avec un bébé de 7 mois, enfermée dans une pièce, et qui se couche à côté du bébé, toute ronte ronte mais pas trop proche, et se laisse transformer en doudou à patouiller sans rien dire, c'est pas une bestiole plus que formidable ?

Le jour de notre installation dans notre jolie maison avec Chou, on a récupéré Peyotl, fille et soeur des chatounes d'amour de Yiise. Tout l'inverse de Shashka : tellement câline qu'elle en est collante, prodigieusement sotte, totalement indigne (une chatte bien éduquée ne dort pas sur le dos, non, non). La ptite tricolore un peu secouée n°2, la même, vraiment, que Moumousse, la lueur d'intelligence dans les yeux en moins. Tout comme Shashka est définitivement la même que Réglisse, la méchanceté en moins. Un amour ma Pépette, et puis tellement à l'opposé de sa très digne congénère que ça fait un bien fou. Notre sublime Pépette qui nous a pondu un magnifique bébé il y a 5 jours, même que ça l'a rendue un poil dingue, au point d'attaquer un chien (50kg au bas mot) qui s'est jeté apeuré dans les bras de son maître (50kg au mieux, aie). Depuis, ma Pépette est encore plus gentille qu'avant, une super maman à deux doigts d'adopter aussi Lilith, le petit démon mioutant qui est venu nous envahir il y a une semaine.

Lilith donc, petite crapahuteuse gourmande, pas trouillarde pour deux ronds, mais obéissante, qui a déjà compris qui étaient les cheffes et qui a beau faire la maligne devant nous, s'écrase bien bas devant les deux grandes. La petite Lilith qui portera encore mieux son nom l'hiver venu, quand il faudra lui démêler ses longs poils gris qu'elle perdra par poignées, qui déjà nous impose des soins quotidiens cause conjonctivite, écorchures diverses et variées (parce que quand on a pas 2 mois et qu'on entreprend de descendre l'escalier en trombe, ça fait mal) ... pfff quoi. Mais elle est tellement beeeeeeeeelle !!!

N'oublions pas non plus Loupiote, nouvelle martyriseuse de Tem chat, Lilith version chat-vache-maquillée, avec un caractère de peste péteuse comme Shahska, un amouuuur de chatounette !

Tout ça pour dire, que ma vie sans les chats, c'est inenvisageable, surtout sans ces trois là.


mercredi 14 mai 2008

Et en plus ça va être de ma faute

Découverte intéressante hier soir à 22 heures : Chou a perdu sa carte d'identité.
Notez, ça aurait pu être pire, on ne s'en serait rendus compte qu'à l'aéroport si je n'avais pas eu la chouette idée de vouloir faire notre enregistrement en ligne, lequel nécessite ... ladite carte d'identité ! Et bien évidemment, Chou n'a pas de passeport, tu penses bien, ça serait trop simple ...

Et devinez quoi ? Il paraît que c'est MOI qui lui ai perdue, cette maudite carte !
Tout ça parce que c'est moi qui l'ai eu en dernier dans les mains, le jour où je l'ai récupérée chez Belle-Maman ... qui d'ailleurs, quand son fiston l'a appellé complètement désespéré, n'a pas manqué de souligner ce point essentiel : elle m'avait bien dit d'y faire attention ...
Un poil fumasse, j'ai vidé mon portefeuille (et me suis revue retrouver la carte d'identité de Chou dedans, et la lui rendre en lui disant "range-là maintenant s'il te plaît, ça serait con de la perdre" ... tiens donc !), mes sacs, retourné les poches de tous les manteaux et pantalons de Chou qui traînaient, farfouillé dans le tas de paperasse (de Chou), re-regardé partout où j'avais bien rangé vendredi desfois que j'aurais loupé une carte d'identité au milieu du tas de merde qu'était devenu notre salon (hum ...), eu quelques illuminations et fouillé de fond en comble notre chambre et la salle de bains ... Et Chou a encore trouvé moyen de gueuler comme quoi c'était abusé que JE retrouve pas SA carte d'identité et que j'avais sûrement mal cherché ... ben voyons ...
Par chance, quand Belle-Maman a rappellé, c'est moi qui ai décroché (après avoir beuglé une bonne dizaine de fois : "mais p*tain réponds, à tous les coups c'est encore ta mère !") ... et autant vous dire que je n'ai pas manqué de faire comprendre à Belle-Maman (que j'aime beaucoup mais que bon faut pas pousser non-plus) que c'est pas parce que son fils est un bordellique incurable sans cervelle que moi je suis pareille, et qu'il faudrait un peu arrêter d'accuser les autres sous prétexte que son fiston c'est pas un Dieu mais presque, et que je pourrais lui donner tout un tas d'exemples comme quoi il est loin d'être parfait son presque-Dieu et que ah bon elle sait désolée, sans blague ...
Et la meilleure, c'est que Chou a tout un tas d'idées pour partir quand même : genre prendre la carte d'identité de son père parce qu'ils se ressemblent beaucoup (et genre ils vont te croire quand ils vont voir que t'es censé être né en 1949 ???), partir avec une photocopie de ladite carte d'identité ou une déclaration de perte/vol (oui, en train, en voiture, pourquoi pas, mais en avion certainement pas), y aller au bluff sans rien (et rembourser l'essence gâchée à sa mère aussi dans la foulée ...). J'étais à deux doigts de l'étrangler.

Toujours est-il que l'objet du délit n'a toujours pas refait surface, qu'on part vendredi matin, et que je n'ai aucune intention de chercher à la place du presque-Dieu de Belle-Maman, et que je suis déjà bien mignonne de pas avoir l'intention de partir sans lui parce que je l'ai pas perdue, MOI, ma carte d'identité.
Je lui ai dit d'appeler la compagnie aérienne, voir si par hasard ils acceptent pas une déclaration de perte/vol en guise de pièce d'identité, et surtout en rentrant ce soir, de fouiller partout, enfin là où je n'ai pas regardé. Il y a 90% de chances pour qu'il ne le fasse pas ... et qu'il fasse la gueule tout le week-end parce qu'il aura posé une journée pour rien, parce qu'il voulait voir sa soeur, parce que gnagnagni, parce que gnagnagna ...
... et je sens qu'en plus au final ça va être de ma faute.

EnJoY !

mercredi 23 avril 2008

Mon nouveau portable

Alors pour la première fois de ma vie (et sûrement dernière d'ailleurs, mais il ne faut jurer de rien, donc bon), je dis "merci, et bravo Orange".

Nouveau portable commandé hier sur leur site Internet, et reçu ce matin. C'est ce que j'appelle un joli miracle, qui fait bien plaisir.

Alors voilà, mon nouveau portable, c'est lui : le Sony Ericsson W300i.

Il est tout petit, tout léger, tout beau tout vert anis trop hype tu vois, et il a tout ce que n'avait pas mon vieux LG que j'adorais, et en plus LG c'est un peu trop hors de prix et bah on verra quand je serai riche pour en reprendre un quoi.
Donc, il a plein de trucs trop trop bien qui me rendent toute folle comme une gamine avec son nouveau jouet, à savoir : un appareil photo qui fait des jolies photos, et qui fait même des vidéos avec le son (whaaa), le Bluetooth, une batterie qui tient plus de 15 minutes, en plus il fait lecteur mp3 et radio, il a une fonction haut-parleur et un kit mains libres, une fonction commande vocale (ça m'a toujours éclatée ce truc), on peut mettre des photos pour quand les coupains ils appellent et il a des sonneries top cool pour les sms. En plus il est super bien pensé, intuitif et ergonomique, si c'est pas la classe ça !

Happy :)

mercredi 16 avril 2008

De vrais gamins

Le printemps arrive (enfin !), et avec lui son lot de petits bonheurs champêtres.
Les jolis bouquets de fleurs des champs que Chou me ramène, encore pleins de terre et amoureusement froissés dans son sac à dos. Les ballades du dimanche dans les chemins défoncés par l'hiver, avec des amis citadins qui s'extasient devant les chevaux sales et mal tondus de la vieille folle, et tombent limite en pâmoison devant ces immenses étendues vertes qui s'étendent à perte de vue, et qui dans quelques semaines nous provoqueront des allergies mémorables (colza, mon amour). Le réveil au chant du coq qui nous avait tant manqué pendant l'hiver, mais qu'au bout de même pas 2 jours tu te demandes où cette maudite carabine à plombs a encore pu se cacher ...

Et puis, last but not least, l'entretien du jardin et la remise en route du potager.
Alors bon, le potager c'est pas mon truc, et d'ailleurs Chou s'en dépatouille très bien tout seul. Tout seul, ou avec un ami qui aimerait bien avoir un jardin et qui du coup s'éclate dans le notre, enfin dans tous les cas tant mieux, parce qu'à la limite, aller cueillir les fraises et les framboises, je dis pas non, et je peux même faire un effort pour les salades même s'il faut mettre les mains dans la terre, mais m'arracher les muscles à retourner de la caillasse et des mauvaises herbes, très peu pour moi merci.
Par contre, la tonte de la pelouse ne me dérange pas outre mesure. Surtout depuis qu'on a une nouvelle tondeuse qui marche bien (voire marche tout court), parce que je veux bien y mettre du mien, mais lutter pendant 10min avec cette maudite corde pourrie pour démarrer cette machine de malheur qui en plus n'est pas autotractée (enfin l'a été mais plus maintenant, c'est encore pire), j'apprécie moyen. Du coup, hier on s'est attaqués à deux à la 1ère tonte de printemps : je tonds, Chou remplit les sacs, et ainsi de suite. Sauf que voilà, la 1ère tonte de printemps, elle est plutôt du genre hardcore : le bac se remplit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'herbe est encore humide et c'est la misère pour désengluer les lames, en gros on en a pour la semaine avant de venir à bout de nos 1000m carrés de terrain. Et avec 15 sacs (au bas mot) par jour, on est pas non plus au bout de nos peines.

Alors hier soir, en voyant le tas de nouveaux sacs qui grossissait dangereusement, et qui s'ajoutait à ceux qui pourissaient là depuis l'an dernier, cause grosse flemme de se lever le samedi matin pour aller à la décharge, on a eu une idée. On allait se débarasser de tout ça discrètement, à la nuit tombée ... restait juste à trouver l'endroit idéal.
On a donc commencé par blinder notre poubelle, normal ... autant vous dire que la tête des éboueurs ce matin, c'était assez comique à voir. Puis Chou a suggéré qu'on se débarasse du reste dans les poubelles des voisins ... oui, sauf que non, c'est un peu bâtard quand même, d'autant plus que des sacs pleins d'herbe qui pourissent depuis près de 8 mois, c'est pas que ça pue la mort mais pas loin ... Alors on a tout chargé dans la voiture (mon break, mon amour), et on est parti en mission "trouvage d'un coin discret où vider ce tas de m*erde". Comme on est pas des porcs, on a d'abord donné l'herbe fraîchement coupée aux chevaux crasseux de la vieille folle, qui crèvent un peu la dalle dans leur champ désséché. Et pour le reste, là pour le coup, on s'est lâchés : après 2km à fond dans les chemins (bon d'accord, à 20km/h, mais en même temps c'est un break Pijo que j'ai, pas un 4x4 hein), on s'est arrêtés à la lisière de la forêt, et on a été faire un joli tas avec le contenu de nos sacs, en sous bois, juste à côté d'un tas de vieille ferraille, même qu'on s'est demandé ce que ces horreurs pas du tout biodégradables faisaient là, au beau milieu de la forêt ... Autant dire que le prochain qui passera par là a de grandes chances d'être plus que ravi du voyage, notre tas d'herbe tondue pas très fraîche, ça ressemble un peu à une bouse de dinosaure monstrueusement malodorante, et à côté de la ferraille, ça fait un effet plutôt top en fait : genre "mon coin décharge perso". Remarque, maintenant qu'on a trouvé le filon, on va pas non plus se priver pour la suite (parce que la mission décharge le samedi matin, c'est définitivement pas humain, et puis les chevaux de la vieille folle, il vont devenir obèses à force), et tant pis si notre nouvel ami le ferrailleur revient ... le gros porc sur ce coup là, il me semble bien que c'est lui, non ?
Résultat : on est revenus à la maison morts de rire comme des enfants qui viennent de jouer un mauvais tour, le coeur battant parce que même si c'est pas interdit, même si on pollue pas, on avait quand même un peu honte de nous (mais quand même moins honte que d'aller vider ces immondices à la décharge, parce que là pour le coup mon égo, bien que pas franchement surdimensionné, en aurait pris un sacré coup) ... et tout contents de notre belle trouvaille !

De vrais gamins j'vous dis ...

Sinon, un composteur ça coûte pas cher, et en plus il paraît que les nouveaux ils ont un super système anti-qui-pue ... Oui, je sais, mais c'est tellement moins drôle !

samedi 12 avril 2008

La question existentielle du samedi

Au secours, quel sac je prends ?

J'ai un souci, un très gros souci avec les sacs. Déjà, j'en ai une bonne vingtaine, si ce n'est plus. En plus, ils sont tous ou presque très différents, oui euh en fait non ils vont par paire, comme les chaussettes. Et pour finir, j'en ai marre de mon tout petit sac en cuir, très joli au demeurant, mais pas du tout adapté à ma sale manie de balader toute ma vie dans mon sac. Hein ? Quoi ? C'est pas une sale manie, je suis juste une fille ? Ah bon.

Donc voilà, j'hésite.
Ma besace multicolore façon patchwork ou son homologue style péruvien avec les jolis poissons ?
Mon grand sac noir et pourpre tout doux avec des petites perles qui brillent ?
Mon fourre tout beige et marron ou le nouveau blanc et marron avec les petites fleurs ?
Mon Eastpak rouge qui date du lycée ou le kaki tout bizarrement coupé ?

Nan parce que j'vous explique. Ce soir, je vais sur Paris, pour l'anniversaire d'une amie d'enfance. Un peu bizarre d'ailleurs comme truc, je l'ai revue qu'une fois depuis 15 ans, c'était l'an dernier, et là je vais me retrouver chez son chéri, avec tous ses amis des Beaux Arts (pas très bon souvenir des gens des Beaux Arts moi ...) et une autre amie d'enfance qui apparemment fait d'avance la gueule parce que les souvenirs d'enfance très peu pour elle et bon moi je tombe un peu comme un cheveu sur la soupe dans cette histoire. Mais en même temps, si ça la dérange que je sois là, elle a qu'à partir, ou ne pas venir ... c'est bien les plus gênés qui s'en vont, non ? Enfin, rien à voir avec le choix du sac, ou presque. Le truc, c'est que y'a 90% de chances pour que je dorme sur place, parce que rentrer au petit matin après une nuit blanche complètement crevée et toute seule en plus (Chou en a profité pour programmer une soirée testostérone à la maison) j'ai déjà fait, c'est pas bien du tout, et que donc, il faut que je prévoie. Il faut aussi que je pense que je vais me retrouver au milieu d'une horde de parisiens pur souche, étudiants aux Beaux Arts qui plus est, et que si je veux pas être la paria de la soirée à qui personne ne parle, mieux vaut que je fasse attention, même et surtout aux détails. Déjà que je vais arriver habillée comme un pingouin parce que ces abrutis de l'école de musique ont décidé que comme ce soir le thème du concert c'est la musique espagnole, on doit tous être habillés en noir, rouge et blanc, et les filles en jupe longue sauf les violoncellistes et les harpistes, raté pour moi ... humm, disons que c'est pas gagné d'avance. Et qu'en plus des indispensables démaquillant, crème hydratante, maquillage, déo, parfum, brosse, Aspégic 1000, etc ... il va donc falloir que je case dans mon sac un jean, un top, un pull pas rouge merci, des chaussures de rechange (parce qu'en talons jusqu'au bout de la nuit, je vais crever c'est sûr), plus les changes pour dimanche. Tout ça en plus de mon barda habituel : portefeuille, 2 paquets de cigarettes, clés de la maison, clés de la voiture, petit carnet pour les comptes, agenda, grand carnet à griffonnages, bonbons à la menthe, chewing gum, brosse-miroir, échantillons de crèmes, stylos, papiers de la voiture, mouchoirs, labello, briquets, plan de Paris, plan du métro, allumettes, khôl d'urgence, portable, sachet de 4 Lu Petit Déjeuner en cas de fringale, APN, boîtier de l'autoradio, un bouquin ... Oui, tout ça rentrait dans mon mini sac en cuir, je suis très forte à Tetris.

Hum. C'est pas l'apocalypse, mais presque. Quand j'ai exposé la situation à Chou hier soir, après s'être marré comme une baleine pendant 10 minutes et m'avoir fort gentiment dit que j'étais décidément complètement dégénérée (c'est ce qui s'appelle voir la paille dans l'oeil de l'autre et pas la poutre dans le sien, parce que son Eastpack, niveau entassement de bordel, c'est pas mal non plus), a conclu sur un ton péremptoire : "Ma Choute, t'es dans une merde intersidérale". Je crois qu'il était pas loin de la réalité.

dimanche 6 avril 2008

A perdu Chou !

Dimanche matin, 13h.

Ma petite nature m'a poussée à rentrer me coucher sur les coups de 4h30 du mat'. Chou lui, n'est pas une petite nature. Surtout après avoir avalé 3 assiettes de choucroute que ça te blinde le bide comme jamais et que si ça a pas épongé tout l'alcool que t'avais bu à l'apéro c'est que t'es un extraterrestre.
Donc comme souvent, j'ai laissé Chou sur place, et je suis partie retrouver ma grosse couette toute moelleuse. Et puis cette fois-ci, je savais qu'il allait pas tarder non plus, parce que c'était extinction des feux à 5h (ou pourquoi il ne faut jamais fêter son anniversaire dans le garage de ses parents quand ils dorment juste au dessus, surtout quand on a des parents du genre que tu peux pas leur dire d'aller dormir ailleurs s'ils sont pas contents, après tout on a pas tous les jours 25 ans).
Sauf que voilà, je me suis réveillée à 13h, et aucune trace de Chou. Ni dans le lit (jusque là rien d'étonnant, il s'endort souvent dans le canapé en rentrant de soirée), ni dans le salon (se serait-il endormi aux wc ? rigolez pas, c'est déjà arrivé !), ni dans les wc. Arf. Pas de trace de ses chaussures, ni de son manteau, ni de tout son barda ...
Well, il est où mon portable ? Bonjour répondeur de Chou, il est où ton propriétaire ? Bonjour répondeur d'Ami n°1 de Chou, il est où Chou ? Bonjour Ami n°2 de Chou, il est où Chou ? Bonjour Ami à moi propriétaire du bar du village à côté, il est où Chou ? Bonjour Coupine à moi, il est où Chou ? Bonjour Anniversarié, il est où Chou ? Bonjour Beau-Papa, il est où ton fils ? Bonjour la gendarmerie, j'ai perdu Chouuuuuuu !!!


Dimanche, 13h45 du matin.

"Ma Choute ? Non j'ai pas dormi. Bah tu vois y'avait des gens qui voulaient bien me ramener, mais en fait on voulait pas aller se coucher, on est à Bouseux Land natal de Chou, on est au bar, je suis avec Papa tu veux faire un coucou à Papa ? C'est lui qui m'a dit de t'appeler, tu t'inquiétais ma Choute je suis désolé. Heureusement qu'il est là Papa, il m'a cherché exprès qu'il dit, bien vrai qu'il est trop fort Papa ? Bisouuuu mon Papaaaaa !" tuut tuut tuut. Ah. Bon. Ok. Ben moi j'vais m'recoucher hein ...


Et ce soir, si Chou s'est pas endormi d'ici là, on va voir Nouvelle Chatoune d'Amour ! D'ailleurs, on hésite pour le nom : Pépine (©P'tit Cousin), Isis, Goa ou Swedel ?

lundi 31 mars 2008

Maman, elle est bizarre desfois ...

Maman, elle dit que je devrais m'attacher les cheveux tous les jours, je suis tellement plus jolie comme ça !
Sauf que Maman, elle a dû louper un détail essentiel : j'ai pas les cheveux raides, moi ... et je frisouille, moi ...

Maman, elle dit que je devrais porter des jupes plus souvent, parce que les jeans c'est pas vraiment féminin.
Sauf que Maman, c'est un peu "faites ce que je dis, pas ce que je fais" sur ce coup là ...

Maman, elle dit que j'ai un langage de charretier.
Sauf que Maman, si elle voulait pas que j'en arrive là, il aurait peut-être fallu qu'elle m'explique avant que "p*tain", "enc*ulé", "bor*del" ne sont pas l'équivalent de la virgule, ni du point, et ne sont pas censés remplacer n'importe quel adjectif non plus ; qu'on ne dit pas "l'autre connard" mais "le monsieur désagréable" quand on parle du voisin du dessous ; qu'on évite de répéter à tout bout de champ "ça me pète les c*ouilles" quand on est une jeune fille bien ...

Maman, elle dit que c'est pas prudent de rouler avec une voiture pas très récente et pas forcément très bien entretenue.
Sauf que Maman, elle ferait mieux de regarder la sienne, de voiture, avant de critiquer ...

Maman, elle dit que je devrais me trouver un boulot stable, parce que c'est pas sérieux tout ça !
Sauf que Maman, elle est très mal placée pour dire ça, elle qui est intermittente du spectacle ...

Maman, elle dit que j'exagère ne ne pas téléphoner plus souvent, et que si elle n'appelle pas, c'est parce que ça coûte une fortune.
Sauf que Maman, elle a tendance à oublier un peu vite tous les messages que je lui laisse parce qu'elle n'est pas là quand j'appelle, qu'en plus c'est pas pratique parce qu'elle n'a pas de portable ... et puis bon, ça la gêne pas plus que ça de rester 2h pendue au téléphone quand enfin j'arrive à la joindre !

Maman, elle dit que la musique doit avant tout être un plaisir, qu'il ne faut pas se forcer à jouer quand on a pas envie, sinon on brise le charme.
Sauf que Maman, si ma mémoire est bonne, c'est elle qui m'a obligée à continuer la flûte traversière alors que je lui répétais que j'en avais marre, c'est elle qui gueulait comme un putois quand je ne travaillais pas chaque soir ou pas assez longtemps à son goût ...

Maman, elle dit que mes yeux noisette sont incontestablement plus beaux yeux du monde.
Sauf que Maman, elle a un peu trop bloqué sur les yeux bleu-gris de Chou quand elle l'a rencontré pour être encore crédible sur ce coup là.

Maman, elle dit que les mèches grises chez un homme encore jeune, c'est super sexy.
Sauf que Maman, elle a récemment demandé à Chou s'il n'envisageait pas de se teindre les cheveux ...

Maman, elle dit que les chats c'est dégoûtant, parce que la caisse ça pue, parce qu'après on retrouve des croquettes sous tous les meubles, parce que ça laisse des poils partout, parce que ça se fait les griffes sur le canapé en cuir ...
Sauf que Maman, elle était à 2 doigts de me kidnapper mes Princesses la dernière fois qu'elle est venue à la maison.

Maman, elle dit que je suis une pipelette et que c'est usant à la longue, que c'est pitoyable à quel point j'ai pas la main verte, que j'ai vraiment un caractère de cochon, que je devrais arrêter de manger n'importe quoi n'importe quand n'importe comment, et que le coiffeur ça existe nom d'un chien t'as vu ta tête ?
Sauf que Maman, elle voit la paille dans mon oeil mais pas la poutre dans le sien ...

Maman, elle dit qu'elle, à mon âge, elle avait pas fait autant de conneries.
Sauf que Maman, de toute évidence, elle sait pas ce que ses soeurs m'ont raconté ...

Et après on se demande pourquoi je passe mon temps à me prendre la tête avec ma mère, et à ne jamais rien comprendre à ce qu'elle raconte ...

vendredi 28 mars 2008

Thénardière

Hier soir, scéance réglement de comptes à Ok Corral.

Chou m'a demandé quels étaient les 3 petits défauts, manies, mauvaises habitudes qui m'agaçaient le plus chez lui. Facile, ai-je répondu :
- je ne supporte pas sa manie de se servir de tout et n'importe quoi comme cendrier
- je déteste son cynisme et ses remarques déplacées lorsqu'on regarde un reportage sur des sujets épineux (guerre, religion, politique ...)
- je trouve affligeant qu'à 30 ans passés il ne sache toujours pas faire pipi DANS la cuvette (et pas sur la lunette ou par terre)

Dans la foulée, je lui ai posé la même question me concernant. Son verdict :
- il ne supporte pas que je veuille tout contrôler, tout décider, tout faire toute seule, et qu'en quelque sorte je lui donne l'impression qu'il est un gamin et que je n'ai pas besoin de lui
- il déteste mon manque d'attention qui fait qu'il doit souvent répéter parce que je n'écoutais pas, d'autant plus que quand c'est lui qui n'écoute pas, je pique des crises terribles
- il trouve affligeant que je ne sois pas capable de descotcher d'Internet ou du téléphone quand il rentre (il veut bien comprendre que la séparation de ma meilleure amie et de son copain soit une catastrophe interplanétaire, mais quand même)

Eh ben j'ai pris un sacré coup dans la figure là quand même ... Pour Internet, je le savais, je suis pas idiote je sens bien que j'abuse desfois, mais comme ça nous avait jamais empêchés de discuter en même temps, je voyais pas trop le problème. Mais le reste ... Damned, je ne m'étais pas rendue compte que j'étais une sorte de Thénardière ... il m'avait bien dit qu'il en avait un peu marre de mon agressivité permanente, de me voir toujours sur la défensive, même s'il comprenait que c'était bien involontaire et surtout lié à mon manque de confiance en moi, mais je n'avais pas mesuré à quel point j'étais en fait une vraie teigne ! Et puis, moi ce que je lui reproche, ce sont des détails de la vie quotidienne, des ptits trucs relou qui font que je gueule plus qu'à mon tour, mais finalement pas des problèmes de fond ... Alors là. Il m'a demandé pourquoi il avait l'impression que j'allais pleurer ... ben c'est quand même un peu un coup de massue que je me suis pris là, et ça fait peur, j'ai pas envie de devenir à même pas 25 ans une mégère acariâtre !

Donc faut que je change. Que je me calme. Que je m'intéresse un peu plus à lui même quand il parle d'histoires de boulot qui me gonflent. Que j'arrête d'être relou. Que je mette un peu de côté mon côté Mère Thérésa toujours là pour les autres, pour mieux m'occuper de moi et de nous.
Peut-être bien la seule résolution que je suis bien décidée à tenir ...

mardi 25 mars 2008

Little bouseuse

Je disais il y a quelques jours que j'étais définitivement (enfin, peut-être pas mais là tout de suite c'est un peu le sentiment que ça me donne) devenue une bouseuse indécrottable. Et clairement, ça se confirme ...

J'ai quand même poussé le vice jusqu'à me trouver un boulot dans un bled à peine plus grand que le mien juste pour être tranquille, ne pas avoir à prendre le transports en commun ni à travailler dans une entreprise où même en 10 ans on ne connaît pas la moitié des employés.

Je prends tous les jours le chemin des écoliers au risque de se retrouver coincée derrière un tracteur parce qu'un tracteur c'est toujours moins pire que 10 voitures, et accessoirement je pique des crises monstrueuses dans les microbouchons de la pseudo-ville d'à côté (je vous raconte même pas mon état de nerfs hier après 2h dans les bouchons direction Paris)...

Je me suis tellement bien habituée à pouvoir me garer en vrac n'importe où que je ne sais plus faire les créneaux, et d'ailleurs chez moi, "place de parking personnelle" se prononce "grange suffisamment grande pour y caser 3 tracteurs et 5 camping car". Dans le même ordre d'idées, je conduis maintenant aussi mal que tous ces porcs de bouseux que ça fait longtemps qu'ils ont pas dû se pencher sur le code de la route.

Mon joli accent chantant s'est mué en une suite de grognements très typés "Normandie profonde".

J'ai en permanence de la terre et des éclats de caillasses sur mes chaussures, voire de la boue sur le bas de mes pantalons, et le pire c'est que je m'en fiche

Je trouve parfaitement normal de devoir pendre ma voiture pour aller acheter du pain, parfaitement normal que mes voisins les plus proches soient des chevaux et des vaches, parfaitement normal de ne pouvoir chauffer qu'une seule pièce de la maison parce que la vieille pierre ça garde bien le frais en été mais en hiver aussi et que moi je suis pas Crésus, parfaitement normal que les éboueurs ne passent ramasser la poubelle de recyclage qu'une fois tous les 15 jours, et j'en passe ...
Mon amie H., venue passer le week-end de Pâques ici, trouve que c'est un autre monde, limite surréaliste pour la petite citadine qu'elle est toujours restée ... je sais pas, je me souviens pas d'avoir jamais trouvé ce mode de vie étrange, ni même que quoi que ce soit m'ait un jour choquée ...

Ce que je trouve par contre parfaitement anormal et même carrément abusé, c'est de devoir faire la grande majorité de mes achats sur Internet, parce que par ici la FNAC, Zara ou Ikéa ça existe pas, et je vous parle même pas de toutes les boutiques démentes dont les parisiennes font l'apologie sur leur bloug ... de retourner toujours dans les mêmes restos, bars et salles de concert et de ne jamais pouvoir dire "J'ai découvert un nouvel endroit génial, je t'y emmène le week-end prochain il faut que tu voies ça !" ... de ne pas pouvoir faire 3 pas sans que quelqu'un me dise "Ah je t'ai vue à tel endroit tel jour !", pire "Ma chérie, Mme Machin la Maman de ta copine Truc m'a dit qu'elle vous avait vues acheter un pack de bière dimanche matin à l'épicerie, vous aviez une de ces têtes, ah là là vraiment ...", merci l'intimité et la discrétion, merci aussi pour les commérages, je vois pas en quoi ça regarde ma famille ce que je fais le dimanche matin ...

Bon remarquez, ça fait partie des joies de la vie à la campagne, mais quand même ... ça craint.

vendredi 21 mars 2008

Pâques aux tisons

Je ne sais pas si Noël était au balcon, mais pour Pâques aux tisons, il n'y a aucun doute.
Dans un sens, c'est flippant (c'est Pâques quand même quoi !), mais d'un autre côté, je trouve ça dément ... pas le froid, non, d'autant plus que pour les tisons c'est un peu râpé sans cheminée, mais pour la neige qu'ils prévoient pour ce week-end.

J'adore la neige. J'adore me réveiller, retirer mes boules-quiès et avoir l'impression de les avoir encore dans les oreilles tant les bruits sont étouffés par le manteau blanc qui a recouvert ma campagne. J'adore ouvrir les volets et rester là à contempler ce si joli spectacle, en sentant quelques flocons me tomber délicatement sur le bout du nez. J'adore écouter la campagne qui semble rester endormie encore plusieurs heures après le lever du soleil. J'adore l'idée de chercher les oeufs de Pâques dans la neige. J'adore photographier les taches brûlantes de couleur que laissent les primevères dans cette étendue blanche. J'adore observer la réaction de mes chatounes, l'une extrêmement fâchée et l'autre davantage intriguée par cette sensation inhabituelle sous leurs coussinets. J'adore imaginer qu'à midi tout n'aura pas fondu, et que la neige restera là pendant encore quelque temps, un peu plus épaisse chaque jour. J'adore laisser des traces de pas dans la neige immaculée, courir, sauter, marcher sur la pointe des pieds, brouiller les pistes ... et voir si je fais mieux que les animaux passés par là pendant la nuit.

La neige, c'est mon rêve éveillé. Et c'est encore plus magique après une nuit blanche, avec la fatigue, j'ai le sentiment que mes yeux et mon corps tout entier perçoivent encore mieux la beauté des paysages et la douceur de l'ambiance d'un matin enneigé.
Je suis amoureuse de la neige ... je la trouve presque aussi magique que les vagues qui se fracassent sur les rochers les jours de gros temps ... J'aime les météos capricieuses ...

mercredi 19 mars 2008

Ah, Paris ...

Je déteste Paris. D'une manière générale, je déteste toutes les grandes villes, voire les villes tout court, mais ça, ça dépend desquelles.

Un comble quand même, pour une parisienne de naissance. Dans mes souvenirs, j'aimais bien Paris, mais je n'étais encore qu'une petite fille quand j'en suis partie, alors je sais pas, peut-être que si j'y avais passé mon adolescence, je n'aurais jamais réussi à en partir, ou alors pour une autre capitale ... vraiment, je sais pas.

Toujours est-il que de Paris, je suis passée à Montpellier, et que Montpellier, j'adore. Enfin au début non, je trouvais ça pourri qu'il n'y aie pas de métro, qu'on se retrouve toujours en galère avec les bus dès qu'on sortait du centre ville, etc ... quand je vous disais qu'à 9-10 ans j'avais déjà de la suite dans les idées !
Mais bon, à Montpellier il fait presque toujours beau, la plage est à 2 pas, et puis finalement, quel bonheur de pouvoir faire du shopping en sachant qu'on aura pas à traverser toute la ville pour trouver tel ou tel type de magasin, quel bonheur de pouvoir aller seule à l'école puis au collège (ce que ma mère ne m'aurait jamais laissée faire à Paris, c'est évident) !
Et puis Montpellier, c'est une ville à ma taille, ni trop grande ni trop petite, ni complètement morte ni trop animée, idéale quoi. Enfin, et ça je ne l'ai réalisé que récemment, à Montpellier les gens ne sont pas stressés : même un 24 décembre après-midi, personne ne bouscule personne dans les ruelles du centre ville, les gens continuent à se promener comme s'ils n'étaient pas complètement à la bourre dans leurs achats de Noël, les serveurs dans les restos ne te font pas sentir que ça les fait prodigieusement ch*ier de bosser la veille de Noël et qu'ils aimeraient bien être à la place des passants nonchalants ...
Que du bonheur, quoi.

Sauf que voilà, je dois être un peu maso, et après plus de 10 ans passés dans le sud, j'ai eu envie de retourner sur Paris. Enfin du moins y finir mes études et y travailler, parce qu'y vivre, moi à la base j'aurais pas dit non, mais c'est le portefeuille de Maman qui a dit non au studio microscopique sous les combles à 800€ par mois (sachant que 800€, c'est plus que ce qu'elle payait à l'époque pour son appart, très loin du studio de schtroumpf, je la comprends).
Et puis finalement, elle a eu raison Maman ... parce qu'après 2 ans passés à faire mes études puis travailler sur Paris, j'en pouvais plus de cette maudite ville, de son métro, de ses gens stressés, de ses magasins bondés, de ses bouchons, de son brouhaha permanent ... à tel point qu'aller passer le week-end chez une amie à Paris était presque devenu une torture, et que je n'avais plus qu'une envie : une grande maison avec jardin en rase campagne, et un boulot pas loin.

Voilà comment en moins de 4 ans, on transforme une petite citadine en bouseuse indécrottable.

mardi 18 mars 2008

Quand je serai grande

Quand j'étais petite, j'avais une foule d'idée concernant mes études et mon avenir professionnel.
J'étais très fière de dire que quand j'aurais 18 ans, j'irais à l'université, moi. Pas dans une école comme Papa hein, nan à l'université, parce que les écoles c'est pour les bébés, que l'université c'est vraiment pour les grands.
Je voulais devenir kiné, ou plutôt professeur de musique, ou journaliste. J'avais décidé que j'apprendrais mon métier à la Sorbonne après avoir eu un baccalauréat lettres et langues comme mon cousin.
A 9-10 ans quand même, j'avais de la suite dans les idées !

Sauf que ...
- Le bac "lettres et langues" n'existait plus quand je suis arrivée au lycée. Et de toutes façons, Maman a voulu que j'aille en S.
- J'ai bien été à la fac comme prévu, mais il m'a fallu 4 ans avant d'atterrir à la Sorbonne, pour finalement obtenir un diplôme qui fait très joli sur le papier mais ne sert pas à grand chose dans la vraie vie.
- Je ne suis ni kiné, ni professeur de musique, ni journaliste ... je bosse seule avec un fou, qui lui même bosse avec des fous, dans un milieu où ils sont tous plus fous les uns que les autres ... si avec ça je deviens pas folle moi aussi !

Tout ça pour dire que je maudis notre système d'éducation pourri, qui envoie de bon coeur ses jeunes dans des voies en garage, et débrouille-toi donc tout seul mon ptit loup, t'apprendras la vie. Avec un bac+4, il m'aura quand même fallu 7 mois de stage, 2 mois de chômage, un CDD de 3 mois, 8 mois de chômage, 4 mois dans l'animation, 2 mois de chômage, un nouveau CDD de 3 mois et 2 mois au black avant d'atterrir ici un peu par hasard ... uniquement parce que pour une fois, un patron n'a pas regardé mes diplômes et mon expérience, mais m'a vraiment écoutée et a osé parier sur moi et sur le fait que je serais capable d'apprendre sur le tas (oui parce que soyons honnêtes, rien de ce que j'ai appris au cours de mes études ne me sert dans mon boulot ... c'est quand même un peu aberrant ...). Pari je l'espère gagnant ... parce que je préfère encore travailler avec un fou dans un milieu de fous (je me répète, non ?) que me retrouver une fois de plus au chômage, pour une durée plus qu'indéterminée.
Et puis en plus ce boulot, aussi épuisant soit-il, aussi peu en rapport avec mon cursus universitaire soit-il, me plaît vraiment ... sans compter que je suis à 10min de la maison et que devoir retourner bosser un jour sur Paris ne m'enchante pas vraiment ... ça serait dommage que ça s'arrête en si bon chemin !

samedi 15 mars 2008

Nostalgie ... quand même ...

Hier soir en discutant avec H., j'ai réalisé à quel point mes années d'adolescence avaient été géniales, quoi que j'aie pu en dire.

Avec H., on se connaît depuis qu'on a 12 ans, on a tout vécu ensemble, le collège puis le lycée, les petits copains qu'on s'est même prêtés parfois, les petites bêtises et les grosses conneries, les secrets, nos premières boums, les coups de fil entre nos mères respectives qui nous mettaient toujours dans un état d'angoisse intense ... Ce qui est surprenant, c'est qu'à part quelques situations vraiment très marquantes, on n'a pas du tout gardé les mêmes souvenirs.

Je me souvenais de notre adolescence comme d'une période chiante, avec toujours Maman sur le dos, à ne rien pouvoir faire, bon et puis quand même, on était relativement sages. Elle a au contraire surtout été marquée par toutes les bêtises qu'on a faites (et que j'avais soigneusement enfouies tout au fond de ma mémoire) et par la liberté qu'on avait malgré tout (gagnée aux prix de gros mensonges à nos mères). Par contre on est bien d'accord sur un point : ça nous est arrivé de nous éloigner l'une de l'autre pendant quelque temps, mais jamais on ne s'est disputées. On était des petites filles modèles, j'vous dis.

Et donc, en repensant à tous ça, je me dis que quand même, être ado à la fin des 90's, c'était vraiment le pied. Etre ado tout court d'ailleurs. Sauf qu'au moment où je l'étais, je m'en suis pas vraiment rendue compte, et même pas du tout : pour moi c'était limpide, l'adolescence était le pire moment de ma vie, le lycée c'était pourri et y'avait que des cons, ma mère était une furie mûre pour l'HP, vivement que j'aie 18 ans et que je parte loin d'ici. Bon j'avais au moins raison sur un point, le lycée c'était l'enfer, 90% de gosses de riches hautains, une ambiance générale abominable ... d'ailleurs sinon, pourquoi j'aurais commencé à aller traîner avec les Prépa hein ?



Je ne me souvenais en fait pas bien des 10% restants, H. s'est donc chargée de faire remonter ces vieux souvenirs enfouis. Et je me suis souvenue ... de R., le plus beau gosse du lycée qui voulait sortir avec moi quand j'étais en 2nde (mais moi j'ai dit non parce que ça me faisait flipper de sortir avec un Terminale) ... de A. et C. avec qui je me sauvais du cours de latin pour aller fumer derrière le gymnase ... de G. qui me récupérait à mi-chemin du lycée avec son solex pourri (c'était moins lourd de le pousser à deux), avec qui on se confiait tous nos petits secrets en attendant notre cours au Conservatoire, G. que je voulais toujours emmener quand on partait camper avec ma tante (la pauvre, comme si elle avait pas suffisamment à faire avec une ado !) ... de F. dont on était toutes folles et qui après 3 ans de harcèlement quotidien a fini par nous avouer qu'il était homo ... des copines avec qui on avait monté Starmania, même que le soir de la première je m'étais cachée sur le toit du CDI parce que je voulais pas rentrer chez ma mère ... de la fête dans la maison des parents d'un copain sur la plage qui avait tourné au drame puis au squattage à 5 sur le clic-clac (la meilleure nuit de ma vie, au moins) ... de la boum chez une fille de la classe en 3ème, qui avait aussi tourné au drame mais là c'était parce que j'étais tellement amoureuse de M. que ça me faisait mal de voir ses yeux (pour la petite histoire, le lendemain je sortais avec lui, et le quittais le surlendemain) ...

Tous ces souvenirs qui font que p*tain, mais pourquoi je me suis pas rendue compte sur le moment à quel point ces années que j'étais en train de vivre faisaient partie des plus démentes de ma vie, parce que des plus insouciantes ?

Alors non, je ne regrette pas mes années d'adolescence, et je n'y retournerais pour rien au monde, ne serait-ce que parce qu'être adulte, c'est beaucoup plus épanouissant, mais bon quand même ... quand j'y repense, j'ai comme une petite pointe de nostalgie ...