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mercredi 13 août 2008

Je hais mon mec ...

... quand il traverse le village en klaxonnant pour me prévenir qu'il est rentré et qu'il aimerait bien que je fasse de même, où que je sois là maintenant tout de suite (j'aurais mieux fait de me taire le jour où je lui ai dit que je trouvais que le son du klaxon de sa jolie Vespa rouge était super fun ...)

... quand il jette ma Lilith à travers la pièce juste sous prétexte qu'elle a voulu goûter au magret de canard (pauvre chatoune, punie pour avoir bon goût ...)

... quand il ramène son grand copain M. à la maison alors que je suis déjà couchée et que je retrouve ledit M. raide bourré le lendemain matin dans mon canapé (sauf qu'à chaque fois, je suis assez bête pour lui offrir un café et un Aspégic au réveil, à M. ...)

... quand il rote à table pendant un repas de famille (ma petite cousine de 17 ans et moi-même avons une très mauvaise influence sur lui ...)

... quand il n'écoute pas ce que je lui dis mais que si sa mère lui dit exactement la même chose, au mot près, il obéit docilement (là par contre je lui trouve pas d'excuse ... sauf à dire que je l'ai mal dressé ?! ...)

... quand il est têtu comme un âne bâté d'à moitié de Breton à moitié con (sur ce, en tant qu'Anne à moitié bretonne à moitié conne, je vais me cacher ...)

... quand il joue les mecs adorables en face de mes copines, qu'il discute avec elles, et fait comme s'il était super content de les voir, mais que sitôt rentré à la maison il dit du mal d'elles, m'explique qu'il suffit qu'elles ouvrent la bouche pour qu'il aie envie de les tarter, et tente de me démontrer par A+B qu'elles sont idiotes ... par contre, elle, là, que j'aime pas, elle est vraiment super cool, pas comme les autres quoi ... (sur ce coup là, je le hais vraiment ...)

mardi 29 juillet 2008

Marche et crève

Je viens d'apprendre une chose surprenante : ici, quand t'es à l'article de la mort, mieux vaut rester chez toi plutôt que de tenter la mission urgences, au moins t'économiseras du gasoil (et au prix où il est ces temps-ci, c'est pas du luxe).

Parce qu'aux urgences, voilà le discours auquel on a eu droit avec ma coupine Emilie et son abcès dentaire :
- Non désolé on peut rien vous donner contre la douleur, oui, même si vous n'êtes allergique à rien, c'est le médecin qui décide, et le médecin là il est parti déjeuner donc retournez vous asseoir et essayez de penser à autre chose. (Après 2 heures d'attente, ça énerve ...)
- Bon bah en effet c'est bien abcès. Mais on va faire une radio pour vérifier. (Après examen de la radio par une infirmière - le médecin devait être aux wc) : Non en fait regardez, y'a rien, mais non la tache blanche c'est rien du tout, enfin c'est votre plombage quoi, mais vous pouvez rentrer chez vous, vous avez l'air stressée, ça doit être psychologique. (Dans le doute, en rentrant, on a amené la radio au dentiste : cette conne d'infirmière avait pris la radio à l'envers, et il y a bien un abcès ...).

Bon on a quand même réussi à se faire refiler des médocs gratos, avec force insistance et une légère petite crise de nerfs d'Emilie à qui les calmants pour la douleur ne faisaient plus vraiment effet. C'est déjà ça de pris.

Mais il reste une chose à retenir de tout ça : à l'hôpital de Mantes-la-Moche, la maternité ok, le service neurologie ok, les urgences (à moins d'avoir la tête désossée du reste du corps, parce que là y'a moyen qu'ils arrivent à être relativement opérationnels) on oublie.
Mission de service public disiez-vous ? Et ta soeur ?

lundi 16 juin 2008

Enfer et damnation !

Si certains en doutaient encore, je confirme, persiste et signe : l'enfer existe bel et bien.
J'y suis depuis 4h ce matin, et croyez-moi, c'est pas du flan ce qu'on raconte, et je vous déconseille fortement l'expérience. En d'autres termes, si la journée commence mal, enfermez-vous à double tour, retournez sous la couette, et n'en ressortez pas avant 24h minimum. Même si vous n'avez plus sommeil, même si vous vous em*merdez comme un rat mort, surtout ne bougez plus un orteil au risque de voir la situation déjà calamiteuse empirer de minute en minute.
Sauf que moi, autant je suis une pro des conseils, autant dès qu'il s'agit de les suivre y'a plus personne.

Résultat :
Debout à 4h du mat'. Enfin, debout est un bien grand mot, disons plutôt réveillée, en sueur, l'impression de m'être endormie dans une piscine (trop cool). Et impossible de me rendormir. Sachant que j'avais dormi 4h la nuit de samedi à dimanche, et que dimanche soir je me suis couchée à 23h30, j'vous raconte même pas à quel point j'ai apprécié.
6h, pétage de plombs, squattage devant Télé Matin. Et le lundi, Télé Matin, c'est pourri. Et à 6h du mat', les chatounes sont en mode furies dégénérées ... comme une grosse envie de les transformer en pâté de chat.
7h30, départ au boulot. Tant qu'à faire d'être réveillée, autant que ça soit utile. Arrivée 8h. J'habite à 10 bornes du boulot hein ... Les nerfs, et une énoooorme envie de réduire en bouillie ce p***** de tracteur de m****.
Depuis : le téléphone sonne toutes les 20 secondes, que des clients pas contents qui m'en mettent plein la tronche, terrible envie de leur expliquer ma façon de penser ... A côté de ça, mon boulot du jour est tout ce qu'il y a de plus épanouissant : noter les adresses sur les 478 retours de courrier reçus ces dernières semaines pour les effacer ensuite de notre base de données ... Envie de tous les fracasser, ces abrutis qui déménagent sans nous donner leur nouvelle adresse.
A part ça : j'ai mal au crâne, mal au bide, froid aux pieds, j'éternue et je tousse sans arrêt, je suis crevée ... mais sinon tout va bien. Et pour couronner le tout, quand je vais rentrer, Chou va encore être désagréable, et je vais encore me prendre la tête à essayer de deviner ce qu'il a (très pratique comme système encore, Monsieur ne dit jamais rien et moi je suis Madame Soleil c'est ça ?), et puis même si je finis par tomber juste j'aurai pas plus d'explications, et puis je vais me faire pourrir pour tout et rien, j'te raconte même pas comment ça va être chouette quand je vais lui demander de passer la serpillère vu que c'est moi qui ai tout rangé et nettoyé hier à part le sol ... Sans compter que Pépette va être relou parce qu'elle veut sortir, que Lilith va être relou parce qu'elle aussi veut sortir, que je vais faire sortir Lilith parce qu'elle va me les briser menu et que du coup Pépette va être encore plus relou, que Raymonde (no comment, merci) va être relou juste parce qu'elle est naturellement relou, que Pépette va être over méga relou parce que ça va la gonfler vite fait que Raymonde soit relou ... Nan, trop bien quoi.

L'enfer, quand y'en a déjà trop, y'en a encore. Péter un plomb ou devenir dingue, choisis ton camp camarade.

vendredi 2 mai 2008

Journée de m*****

Réveil 8h30. Pour être au bureau à 9h, c'est court. Donc, no café, no ptit déj, no douche, no maquillage. Je suis au radar, j'ai les yeux qui piquent, je suis à deux doigts de tomber d'inanition, je sens le fennec et j'ai une tête de zombie.

Printemps is back, le retour des puces de parquet. J'ai donc foggé la maison en partant. Ce qui veut dire que MacDo ce midi j'oublie, même si ça m'aurait remonté le moral et fait du bien à mon estomac trop vide tout ce gras, parce que je dois rentrer aérer ... et manger des nouilles pour la 7ème fois cette semaine ... En plus ça va me faire tousse cette sal*operie de fogger, d'avance j'aime pas.

Week-end du 1er mai = un technival, des techniveaux. Sauf que mon Chou veut pas y aller sans moi, et que moi je veux pas y aller tout court. Je préfère une soirée peinarde avec ma coupine Bulle qui est la seule à ne pas m'avoir abandonnée pendant ce long week-end, forcément elle bosse samedi, ça aide. Mais Chou il dit que sans moi ça va pas être pareil, que je suis obligée de l'emmener et que ça l'ennuie, et que non en fait je veux me débarasser de lui c'est ça ? Pfff quoi. Je veux juste pas patauger dans la boue pendant 12 heures, et je veux pas non plus le priver d'aller s'amuser avec ses coupains ...

Y'a des jours j'te jure ...

mercredi 30 avril 2008

Phonophobe

Ma hantise au boulot : le téléphone.

Parce que les 3/4 du temps les gens me prennent pour une secrétaire sauf que non crevard c'est juste que le téléphone est sur mon bureau alors arrête de me prendre pour la neuneu de service qui connaît rien à rien, merci.

Parce que j'en ai marre d'expliquer à des gens visiblement effarés au bout du fil que le "service comptabilité" n'est là que le jeudi. Et quand le jeudi est férié ? Bah le "service comptabilité" sera là le prochain jeudi pas férié. Non on est pas 50 ici, et oui c'est moi qui t'ai déjà expliqué la même chose quand t'as appellé hier pauvre débile.

Parce que les 3/4 des gens qui appellent ne sont pas français ... et qu'il vaudrait mieux qu'ils essayent pas de parler français en fait. Ca part d'une bonne intention, j'en conviens, mais un hollandais/flamand, allemand/suisse, australien/néo-zélandais qui essaye de parler français, l'horreur à un nom ... enfin remarquez quand ils parlent anglais c'est pas franchement mieux (oui, même les anglophones, parce que moi je suis navrée, mais l'accent australien c'est un million de fois pire que le plus bouseux de nos accents français)...

Parce que quand je suis prise d'une quinte de toux incontrôlable, ce qui est souvent le cas ces temps-ci, ça le fait vraiment pas.

Parce que je sais plus bien comment expliquer aux gens que le patron est pas là avant 14h minimum, oui c'est comme ça tous les jours, ah bon vous l'avez eu à 8h l'autre matin bah comme quoi les miracles ça existe, hein. Je me vois franchement mal leur expliquer que s'il a répondu au téléphone à 8h du mat' c'est qu'il était pas encore couché, et que comme c'est un peu la même tous les jours, forcément il est pas là avant le début d'aprèm, et que non c'est pas la peine de l'appeller sur son portable, il a un sommeil de plomb.

Parce que le mec des Pages Jaunes avec son questionnaire à la con il commence à me brouter sévère. Pourtant, le message me semblait clair quand je lui ai dit : "j'ai pas le temps rappellez à l'automne 2010" ... non ?

Parce que d'une manière générale, le téléphone sonne toujours quand ça m'arrange pas. Genre quand je suis sur un truc compliqué, où il faut absolument que je reste concentrée, et que merde maintenant j'ai perdu le fil ! Ou quand on est vendredi 18h, que j'en ai marre de marre et qu'une envie, rentrer chez moi, et que c'est forcément à ce moment là que le type au bout du fil ressent le besoin irrépressible de me raconter sa vie de A à Z.

Et je vous parle même pas de quand c'est le portable de mon patron qui sonne et qu'il passe 1h à tourner en rond dans le bureau en hurlant comme un goret desfois que l'autre au bout du fil comprenne pas bien ce qu'il lui raconte ... Moi j'ai bien compris merci, mais c'est si compliqué que ça de fermer une porte, ou mieux, de sortir, c'est pas comme si on manquait d'espace extérieur ici ... ?!?

samedi 26 avril 2008

Un samedi comme je les aime (ou pas)

Réveillée par un appel de mon Chou ...
... à 9h30, il croyait que je bossais ce matin et que je serais réveillée ...
... raté.

Il fait un temps sublime, les piti zozios s'égosillent, les chatounes se roulent de bonheur dans l'herbe fraîchement tondue chauffée par le soleil ...
... et moi je vais profiter de cette météo estivale en finissant de tondre près de la moitié du terrain, en mode "friche hivernale plus très hivernale et bien fournie en hautes herbes" ...
... raté.

Mon patron m'a envoyé un texto à 3h du mat' pour me dire que c'était pas la peine que je vienne ce matin ...
... et a précisé qu'il aurait quand même besoin de moi vers les 15h ...
... raté.

J'ai appris il y a 10 minutes par un ami qu'il y avait un barbecue de prévu ce soir avec tout le monde (au bas mot 40 personnes) ...
... chez moi, sauf que personne jusque là n'avait jugé bon de me prévenir et que moi j'avais prévu une soirée resto en namoureux surprise avec Chou ...
... raté.

J'ai arrêté cette p*tain de pilule et ai découvert avec bonheur qu'en moins d'une semaine, ma peau d'ado s'était littéralement transformée en (presque) peau de pêche, et que je n'avais plus aucune migraine ...
... mais à côté de ça mon corps est complètement détraqué, il ne sait clairement plus comment se comporter sans toutes ces hormones artificiellement, et j'ai un peu mal partout dans mes boyaux ...
... raté.

Ma Pépette est toute choute et câlinette, elle se laisse même patouiller le ventre elle qui a toujours détesté ça ...
... sauf que si j'ai bien compté, dans genre une ou deux semaines elle va nous pondre ses bébés sur la belle moquette vert anis du salon ...
... raté.

Y'a pas UN truc qui peut être intégralement bien, desfois hein ?

jeudi 27 mars 2008

Eternelle insatisfaite

J'aime pas le lundi, parce que si c'est lundi ça veut dire que le week-end est fini.

J'aime pas le mardi parce qu'il est trop proche du lundi.

J'aime pas le mercredi parce que c'est le jour du téléphone qui sonne toutes les 20 secondes.

J'aime pas le jeudi parce que la comptable est là, et que la comptable je l'aime pas.

J'aime pas le vendredi parce que je suis trop fatiguée pour travailler.

J'aime pas le samedi parce que je trouve indécent de devoir mettre mon réveil le week-end.

J'aime pas le dimanche parce qu'il passe toujours trop vite.


En gros, t'aimes rien quoi ...

jeudi 20 mars 2008

Tes problèmes, tu les laisses chez toi !

Il n'y a rien qui m'exaspère plus que les couples en crise qui règlent leurs comptes en public. Surtout quand l'un des deux était prêt à prendre sur lui pour passer une bonne soirée sans prise de tête, et que l'autre n'est au contraire clairement pas disposé à se comporter en adulte responsable, et vient ni plus ni moins foutre sa merde.

Et tout ça m'énerve d'autant plus quand ça se passe chez moi, alors que moi j'avais rien demandé, déjà à la base j'avais pas prévu d'avoir du monde un mercredi soir à la maison ...
Au passage, j'avais pas non plus demandé à m'en prendre plein la tête pour avoir osé donner mon point de vue sur une remarque très genre "l'hôpital qui se fout de la charité" ... j'ai pas à me mêler de leurs histoires, je suis d'accord, mais bon je suis quand même chez moi, et quand il s'agit de rétablir la vérité entre leurs deux sons de cloche bien différents, j'estime être en droit de l'ouvrir sans me faire rabattre le caquet dans la seconde qui suit.
Sans compter que tout ça passe d'autant moins bien que j'apprécie assez moyennement d'être remerciée d'avoir proposé à l'un des deux de dormir à la maison si ça pouvait lui faire du bien, par un faisage de gueule en règle au petit matin.

Très honnêtement, ils ont de la chance tous les deux que je ne les connaisse pas suffisamment bien pour aller leur dire leurs 4 vérités. Parce que là pour le coup, ils en auraient pris pour leur grade, et pas à moitié.
P*tain mais c'est si difficile à comprendre qu'on puisse avoir envie de garder contact avec chacun d'entre eux même s'ils se séparent, qu'on puisse ne pas avoir envie de choisir, qu'on puisse parler de tout ça posément avec l'un comme avec l'autre ... sans avoir l'impression après d'avoir déclanché la 3ème Guerre Mondiale ?

4h de sommeil plus tard et mon % d'énervement largement au delà des limites du raisonnable, sans compter la demi-tonne de boulot qui m'attend et me gonfle d'avance, je sens que je vais encore passer une bonne journée ...

mercredi 19 mars 2008

Ah, Paris ...

Je déteste Paris. D'une manière générale, je déteste toutes les grandes villes, voire les villes tout court, mais ça, ça dépend desquelles.

Un comble quand même, pour une parisienne de naissance. Dans mes souvenirs, j'aimais bien Paris, mais je n'étais encore qu'une petite fille quand j'en suis partie, alors je sais pas, peut-être que si j'y avais passé mon adolescence, je n'aurais jamais réussi à en partir, ou alors pour une autre capitale ... vraiment, je sais pas.

Toujours est-il que de Paris, je suis passée à Montpellier, et que Montpellier, j'adore. Enfin au début non, je trouvais ça pourri qu'il n'y aie pas de métro, qu'on se retrouve toujours en galère avec les bus dès qu'on sortait du centre ville, etc ... quand je vous disais qu'à 9-10 ans j'avais déjà de la suite dans les idées !
Mais bon, à Montpellier il fait presque toujours beau, la plage est à 2 pas, et puis finalement, quel bonheur de pouvoir faire du shopping en sachant qu'on aura pas à traverser toute la ville pour trouver tel ou tel type de magasin, quel bonheur de pouvoir aller seule à l'école puis au collège (ce que ma mère ne m'aurait jamais laissée faire à Paris, c'est évident) !
Et puis Montpellier, c'est une ville à ma taille, ni trop grande ni trop petite, ni complètement morte ni trop animée, idéale quoi. Enfin, et ça je ne l'ai réalisé que récemment, à Montpellier les gens ne sont pas stressés : même un 24 décembre après-midi, personne ne bouscule personne dans les ruelles du centre ville, les gens continuent à se promener comme s'ils n'étaient pas complètement à la bourre dans leurs achats de Noël, les serveurs dans les restos ne te font pas sentir que ça les fait prodigieusement ch*ier de bosser la veille de Noël et qu'ils aimeraient bien être à la place des passants nonchalants ...
Que du bonheur, quoi.

Sauf que voilà, je dois être un peu maso, et après plus de 10 ans passés dans le sud, j'ai eu envie de retourner sur Paris. Enfin du moins y finir mes études et y travailler, parce qu'y vivre, moi à la base j'aurais pas dit non, mais c'est le portefeuille de Maman qui a dit non au studio microscopique sous les combles à 800€ par mois (sachant que 800€, c'est plus que ce qu'elle payait à l'époque pour son appart, très loin du studio de schtroumpf, je la comprends).
Et puis finalement, elle a eu raison Maman ... parce qu'après 2 ans passés à faire mes études puis travailler sur Paris, j'en pouvais plus de cette maudite ville, de son métro, de ses gens stressés, de ses magasins bondés, de ses bouchons, de son brouhaha permanent ... à tel point qu'aller passer le week-end chez une amie à Paris était presque devenu une torture, et que je n'avais plus qu'une envie : une grande maison avec jardin en rase campagne, et un boulot pas loin.

Voilà comment en moins de 4 ans, on transforme une petite citadine en bouseuse indécrottable.

mardi 18 mars 2008

Quand je serai grande

Quand j'étais petite, j'avais une foule d'idée concernant mes études et mon avenir professionnel.
J'étais très fière de dire que quand j'aurais 18 ans, j'irais à l'université, moi. Pas dans une école comme Papa hein, nan à l'université, parce que les écoles c'est pour les bébés, que l'université c'est vraiment pour les grands.
Je voulais devenir kiné, ou plutôt professeur de musique, ou journaliste. J'avais décidé que j'apprendrais mon métier à la Sorbonne après avoir eu un baccalauréat lettres et langues comme mon cousin.
A 9-10 ans quand même, j'avais de la suite dans les idées !

Sauf que ...
- Le bac "lettres et langues" n'existait plus quand je suis arrivée au lycée. Et de toutes façons, Maman a voulu que j'aille en S.
- J'ai bien été à la fac comme prévu, mais il m'a fallu 4 ans avant d'atterrir à la Sorbonne, pour finalement obtenir un diplôme qui fait très joli sur le papier mais ne sert pas à grand chose dans la vraie vie.
- Je ne suis ni kiné, ni professeur de musique, ni journaliste ... je bosse seule avec un fou, qui lui même bosse avec des fous, dans un milieu où ils sont tous plus fous les uns que les autres ... si avec ça je deviens pas folle moi aussi !

Tout ça pour dire que je maudis notre système d'éducation pourri, qui envoie de bon coeur ses jeunes dans des voies en garage, et débrouille-toi donc tout seul mon ptit loup, t'apprendras la vie. Avec un bac+4, il m'aura quand même fallu 7 mois de stage, 2 mois de chômage, un CDD de 3 mois, 8 mois de chômage, 4 mois dans l'animation, 2 mois de chômage, un nouveau CDD de 3 mois et 2 mois au black avant d'atterrir ici un peu par hasard ... uniquement parce que pour une fois, un patron n'a pas regardé mes diplômes et mon expérience, mais m'a vraiment écoutée et a osé parier sur moi et sur le fait que je serais capable d'apprendre sur le tas (oui parce que soyons honnêtes, rien de ce que j'ai appris au cours de mes études ne me sert dans mon boulot ... c'est quand même un peu aberrant ...). Pari je l'espère gagnant ... parce que je préfère encore travailler avec un fou dans un milieu de fous (je me répète, non ?) que me retrouver une fois de plus au chômage, pour une durée plus qu'indéterminée.
Et puis en plus ce boulot, aussi épuisant soit-il, aussi peu en rapport avec mon cursus universitaire soit-il, me plaît vraiment ... sans compter que je suis à 10min de la maison et que devoir retourner bosser un jour sur Paris ne m'enchante pas vraiment ... ça serait dommage que ça s'arrête en si bon chemin !

mercredi 12 mars 2008

Miss Blabla contre le temps

Je lutte, je lutte.

Je voudrais bien des journées plus longues. J'ai jamais le temps de rien, et malheureusement ce n'est pas qu'une impression ... ni une mauvaise excuse pour ne pas faire tout ce qui me gonfle (genre le ménage, le repassage, tondre la pelouse, oui tondre mes jambes de yéti aussi ...).
Alors voilà, je propose l'instauration de la journée de 48h. 24h pour enfin avoir le temps tout ce qui s'est trop longtemps accumulé, 24h pour récupérer mon retard de sommeil qui s'est pas mal accumulé lui aussi, et ainsi de suite.

Si quelqu'un peut m'accorder ça, je promets :
- d'être à jour dans ma paperasse
- de vraiment travailler mon alto tous les jours
- de ne plus laisser le linge à repasser s'entasser, s'entasser, s'entasser
- d'arrêter de m'endormir sur mon clavier au boulot
- de faire le ménage à fond une fois par semaine
- d'aller voir ma grand-mère plus souvent même si j'ai pas envie
- de me mettre à l'allemand, de me remettre à l'anglais oui, aussi
- de mieux m'occuper de moi

Bizzarement, je sens que c'est pas encore pour demain tout ça ...


lundi 10 mars 2008

Maudit lundi ...

Déjà les lundi, par principe, j'aime pas. J'aime mon boulot hein, ne vous y méprenez pas, mais le lundi, je suis désolée j'accroche pas. Et c'est encore pire un un lundi comme celui-ci.
C'est déjà pas agréable à la base de devoir retourner se coller toute la journée devant un ordi, entourée d'une pile de paperasses et de bouquins, avec un patron stressé qui court partout en hurlant dans son portable ... mais alors quand il fait un temps plus que monstrueux comme aujourd'hui, c'est pour le coup carrément de la torture, rien de moins. Et je ne parle même pas du fait que mon patron a vraiment super bien choisi son moment pour arrêter de fumer, et donc pour m'obliger à sortir (sortir !) pour m'engoudronner les poumons.

Donc oui, ce matin, j'avoue, j'étais vraiment pas motivée.
Je me suis trempée dès le réveil en sortant ouvrir les volets, déjà. Ensuite y'a eu une coupure de courant, donc no café, enjoy. Quand j'ai voulu partir, j'ai réalisé que ma voiture était garée tout au fond du jardin ... 50m dans l'herbe trempée, l'horreur a un nom. Puis la clanche du portail m'est restée dans les mains, que je me suis littéralement gelées en me battant contre ledit portail qui ne voulait pas tenir ouvert même avec 3 pierres de 10kg chacune collées contre. Résultat, 10mn et 10 doigts de perdus, facile. Suivies de 20mn de conduite périlleuse sur des routes de campagne pourries. Arrivée au boulot, re-portail cassé, sauf que là pas de pierre, rien à faire sauf laisser ma voiture dehors et marcher 100m dans un chemin défoncé, face au vent glacial, désespérément accrochée à ma capuche ... ah non en fait l'horreur c'était ça.
Ca fait très exactement 30mn que je suis arrivée, et je suis toujours gelée, trempée ... fâchée.

Alors que ça soit clair, à partir d'aujourd'hui, je fais la grève du temps pourri du lundi ! Ou alors mon patron m'offre un Mac de fonction, que je puisse bosser à la maison ces jours où il est totalement indécent de demander à une jeune fille bien de mettre ne serait-ce qu'un orteil dehors. Au choix.

Zgrunt !

dimanche 2 mars 2008

Maudite

Moi.
Et je maudis ma voiture.
Histoire de me sentir moins seule, là.

Je crois que je n'ai jamais débité autant d'insanités à la minute qu'aujourd'hui, parce que oui, c'est pas joli dans la bouche d'une jeune fille, mais ma voiture est vraiment une sal***, une grosse p***, une sous-merde intersidérale, qui me fait gravement chier.
Et j'ai dû me retenir pour ne pas lui broyer les enjoliveurs, lui crever ses pneus neufs, cramer ses bougies, lui défoncer les portières à coup de Doc's à Martine.

Fâchée, pour de vrai. Comme si ça suffisait pas que j'aie mis 350 euros dedans en 3 mois. Comme si j'avais besoin de ça un dimanche, qui plus est un dimanche où il fait un temps pourri ... ça a clairement achevé de me mettre de mauvais poil.
Très fâchée.
Mer*de.

dimanche 24 février 2008

Parisien

Définition : nm et adj. Personne vivant à Paris.

Par extension : Personne quittant la capitale ou la très proche banlieue surpeuplée et surpolluée le vendredi soir et/ou pendant les vacances scolaires, pour venir respirer le bon air pur et se reposer dans sa sublime et immense maison traditionnelle en Normandie.
Spécificités : Le parisien est partout chez lui. Le parisien critique tout et n'est jamais satisfait de rien, même en vacances. Le parisien ne sait pas conduire sur les petites routes de campagne mal voire pas éclairées. Le parisien ne sait pas se garer proprement.
Comment reconnaître le parisien : Il conduit un Cayenne rutilant immatriculé 75 ou 92. Il a en général largement dépassé les 60 ans, et dans le cas contraire se déplace partout avec enfants et nounou. S'il est parent d'adolescents, ceux-ci veulent toujours "rentrer, c'est trop l'horreur ici". S'il s'agit d'une femme, sa tenue vestimentaire est totalement inadaptée à la vie à la campagne.
Conduite à adopter face au parisien :
Doubler à fond en klaxonnant et faire une queue de poisson. Tenter d'adopter un ton encore plus cassant et hautain que le sien si par malheur vous êtes amené à parler avec lui. Ne pas hésiter à se comporter comme lui, histoire de lui faire comprendre que les parisiens n'ont pas le monopole du manque caractérisé de savoir vivre.
Consignes de survie : Ne jamais oublier qu'au pire dans 15 jours il sera reparti chez lui. L'été, fuir, loin, très loin, mais pas trop au risque d'atterrir sur la côte d'Azur où se regroupent les quelques centaines de ses congénères encore plus riches et encore pires que lui. Eventuellement, faire le trajet inverse et profiter de Paris pendant son absence.

vendredi 15 février 2008

Ah, les formules administratives !

"[...] je vous informe que cette infraction a entraîné de plein droit la perte de 1 point de votre permis de conduire. [...] le nombre de points affectés à votre permis est de [...], sans préjudice de l'enregistrement ultérieur dans votre dossier d'autres infractions que vous auriez pu commettre. [...]"

Cherchez l'erreur ...

Très honnêtement, je ne m'attendais pas vraiment à rire à la réception d'un avis de perte de points. Mais là, non, c'est vraiment trop fort !

vendredi 8 février 2008

L'hiver à la campagne (fin)

Me voilà requinquée, mais encore en congés. Disons que je n'avais pas vraiment prévu d'être si vite sur pied quand j'ai demandé 3 jours, mais maintenant que j'ai gagné une journée pour moi, je suis bien décidée à en profiter.

Enfin en profiter, c'est tout relatif ... Après 72 heures dans un état larvaire, j'ai découvert ce matin que la maison est dans un état de saleté déplorable, que la vaisselle s'est prodigieusement vite entassée, que ça pue, que le frigo est désespérément vide, et que c'est le bordel. Autant dire que ma journée de congés, la vraie, celle où je suis enfin capable de faire autre chose que de me traîner de mon lit au canapé à mon lit au canapé etc, ne va pas être de tout repos.

Oui mais, parce qu'il y a toujours un mais ... Si la voiture refuse de démarrer, je fais comment ? Et si elle démarre enfin (ne soyons pas si pessimistes ...), en combien de temps vais-je réussir à rétablir une temparature normale dans la maison après plusieurs heures d'aération intense pendant mon absence ? Et comment mon sol séchera-t-il avec un froid pareil ?
Ah c'est bien, c'est beau, c'est chouette une grande maison en vieille pierre dans un petit village perdu au milieu de nulle part ... mais il y a des jours où vraiment je donnerais tout pour être au 5e étage d'un immeuble, le genre d'endroits où il n'y a pas besoin d'aérer 4 heures pour faire partir toute l'humidité, où on est quasi intégralement chauffé par la vieille voisine du dessous chez qui il fait 35° été comme hiver, où de surcroît on a pas besoin de chauffer d'abord la pierre avant d'espérer vaguement réchauffer l'intérieur ... et puis j'aurais aussi un garage fermé, dans lequel ma voiture démarrerait au quart de tour, et grâce auquel je ne serais pas obligée d'entrer dans ma voiture couverte comme un esquimau, avec 2 paires de gants minimum pour pouvoir espérer toucher le volant sans rester gelée après ...

Et encore, on n'a pas encore réellement eu droit au gel ni à la neige ... Misère ...